Le suivi AEMO

Comment cela se passe ?

Contactez-nousNotre intervention se situe prioritairement au niveau éducatif.

Le travail de l'AEMO se situe prioritairement au niveau éducatif, c'est notre porte d’entrée dans les familles.

Par extension, il nous arrive régulièrement de faire des incursions dans les domaines scolaire et professionnel, ceci en partenariat avec les personnes et services compétents (enseignants, médiateurs scolaires, orientation professionnelle, autre) et, évidemment, en accord avec les parents. Lorsque nous intervenons au sein de familles relativement démunies, voire marginalisées, nous les accompagnons, dans une certaine mesure, au niveau de leur intégration sociale (scolarité, réseau d’entre-aide, garde des enfants, vie associative).

Nos interventions se veulent intensives et limitées dans le temps. Notre concept, tel qu'il a été approuvé par le canton de Berne, nous permet de travailler dans chaque famille en moyenne une heure par semaine. Toutefois, l'intensité des suivis peut varier en fonction des problématiques et des besoins. 

Lieux du suivi

Le suivi est prioritairement organisé au domicile de la famille. Si la nature de l’intervention le suggère ou l’impose, d’entente entre les personnes concernées, les entretiens peuvent se faire en tous lieux adéquats.

Remarque : Les entretiens sont organisés prioritairement en fonction de la disponibilité des enfants et des parents. On tiendra également compte de l’organisation du travail de l’AEMO.

Durée du suivi

Un suivi peut durer de quelques mois à deux ans au maximum, éventuellement sur plusieurs périodes. S’il apparaît que la nécessité d’un suivi persiste au-delà de ce délai, elle doit être évaluée en équipe. Une question importante se pose alors : dans l’intérêt de l’enfant ou du jeune, faut-il exceptionnellement prolonger le suivi AEMO ou orienter la famille vers une prise en charge différente ?

Présence d’un curateur

Lorsqu’une curatelle, ou tout autre mandat éducatif, a été instaurée pour une famille, le mandataire, en principe un assistant social, doit être tenu au courant de la mise en place et de l’avancement du suivi. Il participe à l’un des entretiens préalables et est invité aux bilans. Il reçoit une copie du contrat de collaboration et des bilans écrits. La cas échéant, il est informé, éventuellement consulté, lorsqu'un suivi s'arrête.

Par contre, il ne participe pas à l'ensemble des entretiens, n'est pas informé de leur contenu détaillé et ne reçoit pas de rapports écrits sans lien avec le contrat AEMO.

Déontologie & références éthiques

Lorsqu’un intervenant de l’AEMO constate ou suspecte une situation grave (abus, maltraitance, mise en danger, fortes négligences) au sein d’une famille, il est tenu d’en informer les autorités compétentes, généralement l'APEA à Courtelary (Autorité de Protection de l'Enfant et de l'Adulte).
L’intervenant AEMO est lié au devoir de discrétion. Par définition, il est en contact étroit avec la sphère privée des familles. Il est souvent l’invité de leur « jardin privé » et, de ce fait, doit être particulièrement attentif à garder la «bonne distance». Sa déontologie en accord avec la législation sur la protection des données, l’engage à respecter les principes de transparence et de proportionnalité relatifs à la gestion d’informations confidentielles.

Les références éthiques de l’AEMO sont guidées par la Convention européenne des droits de l’Homme et la Convention sur les droits de l’Enfant des Nations Unies.